Tag: écologie

  • L’écologie aussi est polluante, et alors ?

    Aujourd’hui nous allons analyser un paradoxe, celui de la publicité écologique. En effet une vidéo YouTube, un prospectus, un livre ou un objet publicitaire, ils ont tous un point commun, une empreinte carbone et certains même génère des déchets. Mais alors comment faire le tri ?

    Comment réduire son bilan carbone ?

    Tout d’abord il faut bien différencier deux manières de voir l’écologie. Une qui est dans le minimalisme, le but étant de consommer le moins possible pour polluer le moins possible. L’autre est d’accepter de polluer d’un côté et de venir compenser cette pollution par des actions réduisant la pollution de quelqu’un d’autre. Pour qu’au final La pollution que j’ai généré moins la pollution que l’autre n’a pas généré soit égale à zéro. On parlera donc de bilan carbone neutre.

    Cette méthode aussi appelé le “Green Washing” permet aux entreprises très polluantes d’éviter de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre en investissant dans des projets comme la plantation d’arbres. Qu’en est il de la sensibilisation écologique ?

    Cas de la clef USB “écoresponsable”

    Tout d’abord prenons le très mauvais exemple de la clé USB “écologique” en bois, en liège, etc. On nous la vend comme un produit écoresponsable. Sous prétexte qu’elle est en bambou ou en bois alors qu’elle est bourrée de composant électronique sont loin d’être éco-responsable sans compter que ces produits sont fabriqués en Asie et qu’ils finiront probablement dans un tiroir sans jamais être utilisés.

    Mais quelle aurait été la bonne solution ?

    Le plus simple aurait été d’acheter une clef USB classique (voire avec le minimum de composants), d’évaluer son impact carbone et de proposer à l’acheteur de payer plus cher pour qu’un don soit fait à une association ou une entreprise comme eco-act.com qui viendra compenser l’impact carbone générée par la clef.

    Cas de l’écolo book de Professeur feuillage

    Ici c’est un cas un peu plus complexe, nous avons un livre donnant des conseils pour réduire son impact sur l’environnement et celui ci est édité sur papier blanchi, non recyclé (EDIT 07/04/2019, maintenant si) et de surcroît vendu sur Amazon.

    Soyons factuel, la production d’un livre génère à peu près 7.5 kg de CO2. En appliquant la méthode de compensation, en achetant ce livre, il faudra faire du covoiturage ou prendre le bus pour un trajet de 70 km au lieu de le faire seul et le bilan carbone sera neutre !

    Nota : Idéalement après en avoir fini avec le livre, le revendre ou le donner sera le meilleur moyen de limiter l’impact carbone. Mais finalement ça aurait été encore mieux si le livre avait été fait dans des conditions plus écologiques ?

    Polluer plus pour polluer moins

    Un paramètre souvent négligé en écologie est le prix. En effet, faire un produit respectueux de l’environnement coûte plus cher, voire beaucoup plus cher qu’un produit classique. Dans le cas de l’écolobook, faire un livre plus respectueux de l’environnement aurait limité le nombre de vente et donc son impact aurait été amoindri.

    Cependant c’est en ce basant sur une hypothèse très forte : Nombre de livre vendu * 7.5 kg de CO2 – Nombre d’actions écoresponsables donne un résultat négatif.

    Finalement on pourrait reprocher aux auteurs de ne pas avoir mis en place un système pour vérifier qu’ils n’ont pas fait pire que mieux en vendant leur livre.

    La responsabilité de chacun

    Il ne faut pas oublier que nous sommes aussi les consommateurs de ce type de contenu et qu’il est vital de se demander “Quand j’achète ce produit écologique vais je réduire mon impact environnemental ?”

    La démarche “zero waste” généralise même cet adage à tous les produits du quotidiens en se demandant s’ ils ont vraiment besoin d’acheter ce produit. Mais chaque chose en son temps. Dans un prochain article nous parlerons de la différence d’impact entre le numérique et le physique.

    Voilà, si tu as besoin d’éclaircissement, si tu n’es pas d’accord retrouve-moi sur YouTube, sur Facebook ou Twitter pour venir en discuter. A bientôt !

  • Mouvement “On est prêt” l’écologie sans scientifique ?

    Dans cet article nous allons parler du mouvement “on est prêt”, mouvement qui a été lancé le 15 novembre 2018 par plus de 60 YouTubeurs ! Le but est de sensibiliser un maximum de monde aux problématiques de réchauffement climatique. Malheureusement je suis très triste de constater qu’il semble n’y avoir qu’un seul YouTubeur “scientifique” dirtybiology, même si il est très bon, ça me fait mal au cœur de voir qu’il soit le seul !

    Où sont les vulgarisateurs scientifiques ?

    Où est Bruce de la chaîne e-penser ? Ou est Dr Nozman ? Alors ils ont peut-être d’autres choses à faire mais il y a des dizaines de chaînes plus “modestes” comme :

    • scienceclic
    • science for all
    • Science Etonnante
    • Scilabus

    et tous les youtubeurs du café des sciences !

    Et oui car je suis quasiment certains (et j’espère que je me trompe) que aucun des 60 de la liste n’osera dire des trucs comme :

    • Le nucléaire est la moins mauvaise des solutions pour lutter contre le réchauffement climatique (à part professeur feuillage peut être)
    • Planter des arbres n’importe où ça fait plus de mal que de bien
    • L’écotourisme est une fausse solution
    • Le voiture électrique c’est pourri si elle est alimentée en charbon
    • Il vaut mieux ne pas polluer que de compenser
    • Les OGMs pourrait éradiquer la faim dans le monde
    • L’hydroponie nous évitent d’utiliser des pesticides
    • qui va parler de google qui offre 25 millions de dollars à celui qui aura un projet pour sauver l’humanité avec une IA ?
    • qui va dire que faire une collection de “tote bag” c’est pire que d’utiliser des sachets plastique jetable ?

    Malheureusement personne… 

     

    Pourquoi il faut des scientifiques ?

    Et j’espère que je me trompe ! Mais dans le lot il y a des influenceurs, des comédiens qui ne PEUVENT pas prendre le risque de dire ce genre de chose ! Mais les scientifiques regardent les études objectivement et ils savent démêler les fausses solutions des vraies solutions !

    Et par ailleurs il y a aussi tout les septiques, hygiène mentale, defakator, astronogeek, la tronche en biais, Mr Sam. Eux aussi peuvent apporter un regard objectif par votre esprit critique est apporter des solutions efficaces et sans préjugés ! Eux qui ont organisé le grand procès de la science ! C’est le moment de prouver que la science à un rôle à jouer.

    Malheureusement ils n’ont même pas été contacté. Ci dessous la réponse de “hygiène mentale” :

    Mais “Le réveilleur” par exemple a déjà apporté sa contribution en critiquant le démarche non scientifique de GreenPeace et référencé par le mouvement “on est prêt”.

    Cette article est une bouteille à la mer pour essayer de mobiliser le maximum de monde pour le mouvement “on est prêt”. En effet ce mouvement est une excellente occasion de montrer une autre façon de voir l’écologie et sans scientifique elle aura sûrement un très bon impact mais avec des scientifiques l’impact sera encore plus fort !

    Merci de m’avoir lu.

    Pour voir ma contribution au mouvement c’est ici : https://contradico.superovium.fr/video-comment-limiter-son-impact-sur-internet

    Pour plus de détails ou si vous n’êtes pas d’accord, retrouvez-moi sur YouTube, sur Facebook ou Twitter pour venir en discuter.

  • FAQ – Contraddiction #16 sur Ecosia

    Comme suggéré par beaucoup d’entre vous je vous propose ici un résumé des éléments de réponses aux questions récurrentes que vous me posez en commentaire de l’article comparant Ecosia et Google et de la vidéo YouTube associée (ces réponses feront surement l’objet d’une vidéo prochainement) :

    “Planter des arbres ne sert pas qu’à capturer le CO2 et c’est très utile pour la biodiversité, les populations locales, etc…” : Oui je n’ai jamais dit le contraire, l’hypocrisie d’Ecosia concerne leur argumentaire “une recherche = 1kg de co2 en moins dans l’atmosphère”.

    “Tu es sponsorisé par Google” : Non, mais demande toi si tu m’aurais posé la même question si j’avais dit du bien d’Ecosia !

    “Va voir les vidéos de doc seven, max bird, fabien olicard, ils savent mieux que toi” : Je suis allé les voir et elles sont très touchantes ! Mais ces vidéos ont été financées par Ecosia, donc ils n’ont aucune objectivité. Aucun n’ira vous dire qu’il faut limiter vos recherches sur internet car ça pollue (puisque vous planterez moins d’arbre et donc moins d’argent pour Ecosia)

    “Le reforestation est importante partout” : Oui, il faut écouter la vidéo car à 1:02 c’est exactement ce que je dis, “c’est un problème global et pas local”

    “Le réchauffement climatique est moins important que d’aider tous ces gens” : Complètement faux, tout le monde mérite d’être aidé, même les victimes du réchauffement climatique qui sont de plus en plus nombreuses ! Un combat ne doit pas pénaliser un autre combat, tout doit fonctionner ensemble !

    Ecosia n’a jamais dit qu’il participait à la réduction du réchauffement climatique” : et bien si, c’est un argument régulièrement avancé qu’on retrouve dans la description de leur application mobile (une recherche = 1 kg de co2 en moins) et dans diverses vidéos, voir la 2ème vidéo où on parle de leur neutralité carbone : https://youtu.be/Sdg_V2T5a0g

    “Ecosia est neutre en carbone” : L’annonce d’Ecosia a été faite plusieurs mois après la sortie de ma vidéo mais on a bien sur analysé cette info ici : https://youtu.be/Sdg_V2T5a0g

    Pourquoi les critiquer alors qu’ils font de choses qui vont dans le bon sens ?” : j’estime qu’on a pas le droit de vous raconter n’importe quoi sous prétexte qu’on est “gentil”. La preuve, les youtubeurs envoyaient en Tanzanie (aux frais d’Ecosia) n’ont pas eu besoin de vous parler de réchauffement climatique pour vous convaincre. Les bénéfices locaux pour les populations et la biodiversité sont déjà tellement grands qu’ils devraient suffire.

    “Les arbres sont la solution au réchauffement climatique” : Non, c’est une partie de la solution, pour cela il faut aller jusqu’au bout de la vidéo où je te parle d’une étude indépendante de l’institut Potsdam qui démontre l’inefficacité des arbres fassent aux réchauffement climatique. Pense toujours à aller regarder les sources, j’ai aussi fait un résumé de ce sujet dans un article ici.

    “Google ne fait rien a part donner de l’argent à ces actionnaires” : C’est faux, Google a donné plus de 3 milliards de dollars à plus de 20 000 ONGs avec le programme Google Grants : ça ne représente pas 80% de leur bénéfice, mais ce n’est pas rien.

    “Ecosia n’est pas une entreprise” : Bien sur que si ! Ecosia est une entreprise avec des actionnaires, mais franchement qu’est ce que ça change ?! Etre une entreprise n’est pas un contre argument valable, car Ecosia est en train de créer les emplois de demain !

    “Tu ne t’es pas renseigné” : Cette FAQ a du te prouver le contraire !

    “Ecosia est plus petit donc pollue moins” : Ce qui compte c’est la pollution “par recherche” car si le Ecosia d’aujourd’hui (qui se cache derrière la compensation carbone avec des arbres) est aussi grand que Google le monde sera plus pollué.

    Pour aller plus loin tu peux aussi aller voir cet article sur un #babyfake lancé par un ancien d’Ecosia.

    N’hésite pas si tu as d’autres questions (en restant respectueux évidemment 🙂 )

     

  • Les arbres sont ils une solution contre le réchauffement climatique ?

    Il n’est pas rare d’entendre que la solution aux problèmes de réchauffement climatique réside dans la plantation massive d’arbres. De nombreuses entreprises, organismes et associations véhiculent cette idée qui permet entre autre de générer un grand nombre de crédits carbone qui permet aux entreprises de compenser leur émissions de gaz à effet de serre [1]. Ils plantent des arbres en échange de quoi, ils peuvent continuer à polluer tranquillement.

    Mais qu’en est il vraiment ? Est ce une vraie solution ou va t-on droit dans le mur ? C’est ce que nous allons voir dans cet article.

    La reforestation un outil solidaire

    Tout d’abord, il est bon de rappeler que les arbres sont des éléments indispensables et indissociables d’un environnement qui fonctionne en boucle fermée. En effet au delà de sauvegarder la biodiversité, les forêts sont des éléments indispensables aux développements de la vie. Les arbres ont, par exemple, permis de créer la vie sur terre. De plus c’est un élément (si c’est bien fait) qui est renouvelable à l’infini et qui sert de base au développement d’une civilisation stable (chauffage, construction, eau, etc.). Il est même possible de rendre des zones habitables en reforestant tout en fournissant du travail aux populations locales. La reforestation permet de recréer des cercles vertueux.

    De plus on peut lire sur Futura Sciences :

    Au niveau local, les forêts jouent un rôle de tampon, aussi bien pour les températures extrêmes que pour l’hygrométrie et la force des vents. En effet, elles accumulent de la chaleur pendant la journée avant de la réémettre la nuit. D’autre part, le phénomène d’évapo-transpiration lié à la photosynthèse et à la respiration des plantes humidifie et rafraîchit l’air. Enfin, les forêts forment des écrans brise-vent qui réduisent la force des vents.

    https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/rechauffement-climatique-forets-agissent-elles-climat-1003/

    Nota : les arbres doivent être plantés dans le respect des populations locales et de la biodiversité. Mais nous reviendrons sur ce point dans un autre article.

    Donc reforester est vital pour beaucoup de populations ! Mais est ce une vrai solution pour réduire le réchauffement climatique ?

    Les arbres et le co2

    On entend souvent “un arbre = 50kg de CO2 par an en moins dans l’atmosphère“. Or ceci est la fourchette très haute pour un type d’arbre très particulier. Dans les études on trouve plutôt une moyenne autour de 30kg par an [2].

    En effet si on ne considère que la durée de vie de l’arbre, cette affirmation est juste. Mais quand on parle de gaz à effet de serre, et surtout d’écologie, on se doit de regarder tout le cycle de vie de l’élément étudié. Exactement comme la voiture électrique qui est beaucoup moins “écologique” quand on prend en compte la fabrication des batteries, et leur recyclage. Et bien pour les arbres c’est la même chose !

    Cycle de vie d’un arbre

    Donc faisons une analyse écologique du cycle de vie du système naturel “arbre”.

    Avant fabrication

    Tout d’abord il faut une graine, même si elle vient de l’autre bout du monde, elle est tellement petite que le rapport taille/coût CO2 du transport est proche de zéro. Ensuite l’ensemble des travaux nécessaires pour recréer la forêt peut lui aussi générer quelques grammes de CO2. Nous allons aussi estimer que le ratio (pollution des travaux pour planter un arbre) / (Stockage CO2 d’un arbre) est lui aussi négligeable.

    Donc nous allons négliger les émissions de CO2 qui précèdent la naissance d’un système “arbre”.

    En utilisation

    Pendant toute sa durée de vie; comme nous l’avons dit précédemment, nous allons considérer qu’un arbre emmagasine en moyenne 30kg de CO2 par des moyens divers et variés.

    En fin de vie

    Il y a 3 possibilités :

    • Soit il a été brûlé, dans ce cas, la majeure partie du CO2 précédemment stockée est rejetée dans l’atmosphère (le reste seront les cendres) [3].
    • Soit il meurt de manière naturelle, dans ce cas le processus de décomposition va générer du CO2 mais aussi du méthane (CH4) [4] qui sera généré par les différents organismes (bactéries, champignons, etc.). À noter que le méthane a un pouvoir 20 fois plus “polluant” que le CO2 [5] . (Edit 07/04/2019 : Cependant au bout d’une dizaine d’années, il va être détruit dans l’atmosphère et retourné sous forme de CO2).
    • Soit l’arbre a servi pour une construction. Dans ce cas, il faut absolument que l’ensemble du processus qui va emmener l’arbre jusqu’à l’état de meuble ou de maison (transport, usinage, etc.) ne dépasse les 30kg x l’âge de l’arbre en CO2 déjà stocké.

    Donc en prenant le bilan global, aucun de ces cas ne permet de réellement faire disparaître 30kg de CO2 par an. Un arbre est un système naturel NEUTRE en carbone ! [6]

    En même temps, ce résultat n’a rien de choquant car rappelle toi ! Lavoisier nous l’a dit :

    C’est tout à fait normal qu’un système naturel soit neutre en carbone. Comme le fait que dans la nature les déchets n’existent pas. Le cycle de la vie est un circuit qui s’auto-alimente.

    Et pourtant on continue à planter des arbres en invoquant comme raison le CO2.

    Des forêts pour sauver l’humanité

    Il n’y a qu’un seul moyen pour diminuer le CO2 dans l’atmosphère en utilisant les arbres c’est d’avoir un nombre d’arbres plantés plus grand que le nombre d’arbres qui meurent ou brûlent.

    Il faut donc avoir une croissance de nos forêts infinie ! Car dès qu’on s’arrêtera, il y aura autant de CO2 qui sera relâché dans l’atmosphère que de CO2 stocké dans les arbres. C’est une course perdue d’avance.

    Malgré tout, la reforestation est un enjeu majeur pour le développement de beaucoup de pays qui ont été dévastés par la surconsommation occidentale. Mais ça ne doit pas nous empêcher de réfléchir à des solutions pour tout simplement moins polluer.

    Réduisons notre consommation au lieu de la compenser !

    Maintenant quand tu voudras compenser la pollution que tu génères en plantant des arbres tu ne pourras plus dire que tu ne savais pas !

    Voilà si tu as besoin d’éclaircissement, si tu n’es pas d’accord retrouve-moi sur YouTube, sur Facebook ou Twitter pour venir en discuter. A bientot !

    Source

    [1] https://calculcarbone.org/

    [2] https://e-rse.net/arbres-stocke-carbone-combien-27079/#gs.zSPsqjc

    [3] https://www.energreen.be/question-et-documentation/questions-reponses-faq/chauffage/bruler-du-bois-rejette-du-co2-comment-cela-peut-il-etre-ecologique

    [4] https://www.youlab.fr/blog/403-vegetaux-emetteurs-de-methane/

    [5] http://www.vedura.fr/environnement/climat/methane-gaz-effet-serre

    [6] http://www.bois.com/environnement/non-au-co2/lutter-contre-effet-serre

  • 4OCEAN CLEAN UP une démarche pas si ECOLO que ça…

    Grand perdant de l’été l’océan sera encore plus pollué qui ne l’était. Cependant une très bonne initiative 4OCEAN CLEAN UP a réussi à créer du business en ramassant les déchets dans l’océan. Mais évidemment ils sont passés du côté obscur de la force et ont fait quelque chose de presque impardonnable ! Tu peux découvrir la vidéo, ou lire l’article si les vidéos c’est pas ton truc ! 

    Dans cet article nous allons parler de déchets, et plus précieusement de 4OCEAN CLEAN UP. Attention ! A ne pas confondre avec le projet qui s’appelle juste “THE OCEAN CLEAN UP” qui est un système de “boudin” en cours de développement pour aller ramasser le plastique dans les océans. Mais si ce sujet t’intéresse tu peux aller voir la très bonne vidéo “bullshit ou pas” du vidéaste ”Monsieur bidouille” qui en parle très bien.

    4OCEAN CLEAN UP C’EST QUOI ?

    Donc je te passe le story telling à 2 balles, en gros tu achètes un bracelet à 20$ (plus 6$ de frais de port puisque ils sont fabriqués à Bali) et tu participes à financer des campagnes de ramassage de déchets par des nanas canons et des mecs musclés (voir photo ci dessous).

    Mais pas que ! Car ils ont réussi à employer d’anciens “pêcheurs” pour ramasser les déchets, activités étant devenus plus rentables pour eux grâce à 4OCEAN. Donc on laisse les poissons tranquilles et en plus on ramasse des déchets. Donc jusque la tu te dis que “c’est trop bien !”. Mais tu commences à connaître la chanson, tout n’est pas aussi simple que ça. Mais alors le problème vient il du bracelet ?

    Le bracelet 4OCEAN CLEAN UP vraiment ÉCOLOGIQUE ?

    Donc si on analyse rapidement le bracelet au cœur du “business model” de 4OCEAN on obtient :

    Avantages inconvénients
    • 100% en matière recyclée
    • il est tellement petit que le transport par avion est clairement négligeable, même depuis Bali
    • 1 bracelet = presque 500g de déchets ramassés
    • Forte sensibilisation des acheteurs
    • 6$ frais de port, soit plus de 30% du prix initial
    • n’est pas directement fait à base de déchets ramassés
    • les papiers dans le colis auraient pu être évités (voir photo ci dessous)

    Donc dans la balance, à part le prix, tout porte à montrer que le concept est cohérent ! En effet aujourd’hui ils ont ramassé plus de 500 tonnes de déchets avec ce concept ! On peut donc dire que le concept de base est quasiment parfait ! Donc le bilan “écologique” est positif voir la vidéo : “l’écologie est polluante”

    Mais alors qu’ont-ils fait de critiquable ?

    LES AUTRES PRODUITS 4OCEAN CLEAN UP

    Malheureusement, ils ont eu la folie des grandeurs en voulant se diversifier ! En effet ils ont d’abord mis à la vente une bouteille réutilisable labellisée 4ocean, ici encore, ça reste une bonne idée. Au lieu d’avoir un bracelet qui va finir dans un tiroir assez rapidement, la bouteille réutilisable profite à la sensibilisation autour des bouteilles plastiques (meilleure alternative que les bouteilles faites en algues, voir article ici). Mais ça ne leur suffisait pas, ils ont donc sorti “le pack ultime” pour toi même aller chercher les déchets !

    Il n’est en aucun cas fait mention du fait que le t-shirt, les gants ni même la casquette viennent de sources “équitables”, bio, recyclés, ou quoique ce soit qui montrerait une once de conscience éthique autour de ce fameux pack.

    Mais “une organisation aussi responsable que celle ci ne pourrait pas faire un telle erreur”, me diras tu. Surtout quand on sait les problématiques humaines et environnementales que génèrent la production de vêtements !

    A savoir : la fabrication d’un shirt pollue l’équivalent de 5000 litres d’eau. En y rajoutant les gants et la casquette on peut prendre l’hypothèse qu’au global le pack a généré 10 000 litres d’eau pollués. Soit la consommation moyenne d’eau d’un français pendant 3 mois.

     

    VRAIMENT PAS ETHIQUE LE PACK ?

    Concernant le bracelet et le sac pour récupérer les déchets il est clairement précisé qu’ils sont fabriqués à base de “produits recyclés” (en rouge dans les captures d’écrans ci-dessous) :

    Au vue de la quantité d’argent générée par l’organisation, plus leur notoriété (presque 1 millions de likes sur leur page facebook). Il n’est pas concevable que ça soit un simple “oubli” ou un problème de “place” dans la description. Si tu veux leur laisser le bénéfice du doute, libre à toi, mais ça ne leur aurait pas coûté grand chose de faire un partenariat avec une marque “commerce équitable”, bio, “éco-responsable” ou n’importe quoi qui montrerait qu’ils ont conscience du problème !

    C’EST DOMMAGE MAIS…

    Encore une fois, ce type de démarche montre la complète décorrélation des problématiques. Dès que ces organisations (de même pour les sociétés éthiques) atteignent une taille “critique” (avec des obligations de croissance par exemple), elles se retrouvent à avoir des démarches complètement contradictoires. Comme nous avions pu le voir avec Ecosia, qui donne une plus grande valeur aux arbres qu’aux “réchauffement climatique” voir article ici.

    Voilà si tu as besoin d’éclaircissement, si tu n’es pas d’accord ou si tu connais d’autres cas similaires n’hésite pas à me les partager ! Tu peux me retrouvez-moi sur YouTube, sur Facebook ou Twitter pour venir en discuter.

    [MAJ 07/11/2018]

    Ce pack n’est plus en vente sur le site ! Mais l’analyse reste applicable à TOUTES les sociétés et organisations “éthiques” qui vendent des t-shirts sans se poser de question.

    Sources :

    https://www.fairact.org/informer/cycle-vie-tshirt/
    https://fr.viadeo.com/fr/groups/detaildiscussion/?containerId=0021lbgyn84fhh9s&forumId=0021b2yo06ngiz4c&action=messageDetail&messageId=002owaldcpra1if
    Pour en savoir plus sur 4OCEAN le fameux pack : https://4ocean.com/our-products

    A bientôt !

     

  • Ecosia plus écologique que Google ?

    Pour les non initiés, Ecosia est un moteur de recherche [1] qui plante des arbres à chaque fois que tu fais une recherche. En théorie ça semble être une super idée mais on va voir que la démarche est très contradictoire…

    Mais où sont plantés les arbres ?

    Malheureusement ECOSIA plante des arbres là où il y a pas de problèmes de pollution. En effet prenons une carte de franceinfo (carte ci dessous) montrant les zones les plus pollués en termes de CO2. On peut aisément constater que les pays les plus pollués sont la Chine, l’Arabie Saoudite, etc. Cependant ECOSIA plante des arbres au Burkina Faso, Madagascar, Indonésie, en Tanzanie et même au Pérou [2] qui semblent être tous des pays très peu victimes des industries polluantes en CO2.

    https://francetvinfo.carto.com/builder/dfebf1d8-41b4-11e5-aa2d-0e49835281d6/embed?state=%7B%22map%22%3A%7B%22ne%22%3A%5B-48.203196536661224%2C-149.83594179153445%5D%2C%22sw%22%3A%5B70.32959006608213%2C172.1953082084656%5D%2C%22center%22%3A%5B22.05441987503482%2C11.179683208465576%5D%2C%22zoom%22%3A3%7D%7D

    Mais alors pourquoi ne pas réduire la pollution de pays pollueurs ? Le CO2 est une problématique mondiale et pas une problématique locale ? Quand bien même car Ecosia est lui aussi un pollueur !

    Ecosia plus pollueur que Google ?

    ECOSIA est un moteur de rechercher et donc CHAQUE RECHERCHE génère du CO2, Et oui une recherche sur internet ça pollue ! A une époque on disait même qu’une recherche sur google était équivalent à l’énergie nécessaire pour chauffer une tasse de café. Donc comparons l’impact écologique de Google et Ecosia grâce au site “rankabrand” [3]:

    On peut voir que Google a la note de “C”. Un résultat peu étonnant puisque dans leur rapport annuel [4] on peut constater qu’ils ont réduit de 50% les dépenses énergétiques de leur data center et qu’ils sont alimentés à 100% par des énergies renouvelables (voire plus de 100% [5]).

    Ecosia, quant à eux, utilise Bing pour afficher les résultats de recherche et Yahoo pour les publicités [1] ils ont respectivement la note de “D” et “F”. Un résultat normal étant donné que “Yahoo” et “Bing” restent assez flous autour de ces problématiques.

    [EDIT – 19/02/2019] GreenPeace a fait une étude similaire donnant des résultats sensiblement similaires, dans le cadre de leur campagne “ClickGreen” (source : http://www.clickclean.org/france/fr/). Plus de détails en vidéo ici : “Comment réduire son impact sur internet ?

    Donc une recherche avec Ecosia semble plus polluante qu’une recherche Google !!!

    Mais comme tu le sais, pour moins polluer, on peut COMPENSER (voir vidéo : L’ECOLOGIE est elle POLLUANTE ?). Mais la compensation est sensée être le dernier recours ! Pas la solution pour continuer à polluer.

    Illustration de Spihc

    Donc Ecosia compense mais comment ?

    Ecosia compense mais…

    Le reste à compenser de Ecosia est de l’ordre de 0.7g de CO2 par recherche [6] ils vont le compenser en investissant dans des projets de développement durable grâce à www.MyClimate.fr. Ce site ira, par exemple, financer des projets de déploiement de fours solaires à Madagascar.

    Et c’est la que ça coince ! Ecosia joue sur “la corde sensible”, les fours de Madagascar ne sont pas connus pour être polluants ! Donc au lieu d’aller trouver des solutions pour dépolluer des zones qui n’ont aucun problème de pollution, il faudrait peut être essayer d’arrêter de polluer à la source non ?

    Par exemple, plutôt que de jouer les moralisateurs, ils pourraient se servir de l’argent pour faire des investissements dans de vrais projets de réduction de pollution.

    Mais est ce que ça sert de planter des arbres ?

    Enfin, l’argument majeur “est le fait qu’ils plantent des arbres”. Cependant un arbre ça ne fait pas disparaître le CO2, ça le stock ! De plus une récente étude de l’institut de recherche de Potsdam en Allemagne [7] nous le dit clairement, la solution n’est pas de planter des arbres, c’est de MOINS polluer.

    Voilà si tu as besoin d’éclaircissements, si tu n’es pas d’accord ou si tu connais des moteurs de recherche vraiment responsables retrouve-moi sur YouTube, sur Facebook ou Twitter pour venir en discuter.

    Sources :

    [1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Ecosia#Fonctionnement

    [2] https://ecosia.zendesk.com/hc/fr/articles/201657951-O%C3%B9-se-situent-exactement-les-arbres-qui-sont-plant%C3%A9s-

    [3] https://rankabrand.org/online

    [4] https://environment.google/projects/environmental-report-2017/

    [5] https://www.lesnumeriques.com/vie-du-net/google-achete-plus-energie-renouvelable-qu-en-consomme-n73123.html

    [6] https://blog.ecosia.org

    [7] https://www.pik-potsdam.de/news/press-releases/climate-stabilization-planting-trees-cannot-replace-cutting-co2-emissions

    Pour aller plus loin :

  • Ooho La bulle d’eau – vraie bonne idée ou coup marketing ?

    Fort d’un concept hyper innovant, Ooho [1] propose une solution à la réduction des déchets plastiques. Leur but est de créer un bille d’eau biodégradable en algues ne contenant qu’une gorgée.

    Dans certains cas Ooho est une vraie bonne idée !

    La solution d’Ooho vient clairement résoudre le problème de déchets liés à la bouteille en plastique. Dans des cas comme les marathons ou autres événements sportifs. Son intérêt est immédiat pour les événements d’extérieur et festivals où les participants ont besoin de se désaltérer. Elle pourrait servir aussi à certaines marques comme échantillon permettant aux consommateur de pouvoir goûter un produit sans générer de déchets.

    Mais ça ne remplacera pas le plastique dans toutes les situations

    Ooho se présente de plus en plus comme une solution durable pour remplacer les bouteilles d’eau en plastique. Or il y a plusieurs situations dans lesquelles il semble aujourd’hui difficile d’utiliser cette innovation.

    En rando : il sera toujours plus intéressant d’avoir une bouteille en plastique ou une gourde plutôt qu’une boîte pleine de billes d’eau.

    En supermarché : le risque est d’avoir recours à un contenant (potentiellement polluant) pour transporter toutes ses billes.

    Et il y a sûrement plein d’autres cas où ce n’est pas interéssant… mais ce n’est pas l’inconvénient majeur !

    Il faut bien les produire ces algues !

    La membrane d’Ooho est faite à partir d’algues et une bouteille en plastique pèse à peu près 35g. Or d’après le site planetoscope [2], aux Etats Unis 6 600 bouteilles en plastique sont utilisées à chaque seconde, ce qui représente 230 kg de plastique. En conséquence, si la quantité nécessaire d’algues est la même que celle de plastique, il faut produire 1 tonne d’algues par seconde ! Malheureusement, la production d’une telle quantité d’algues mènerait inévitablement à une industrie très lourde qui occuperait et polluerait des milliers de kilomètres carrés de mer et d’océan.

    Mais il y a d’autres solutions !

    En reculant dans le temps ou en franchissant les frontières, on trouve une solution éprouvée qui fonctionne : la bouteille consignée !

    En effet comme le préconise le site Kaizen magazine [3] avec le concept de “Jean Bouteille”, il vaut mieux encourage une économie circulaire où le contenant est réutilisé ! Soit il nous appartient, soit on le rend pour qu’il soit nettoyé, réutilisé voire même recyclé.

    De plus nos industries doivent évoluer pour proposer des solutions alternatives à la bouteille plastique. Le “vrac” a bien envahi les rayons de fruits secs et céréales. Peut-être verrons-nous apparaître des distributeurs d’eau et de soda au litre !

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    Et toi quelle est ta solution pour consommer moins de plastique ?

    Sources :

    [1]  http://www.oohowater.com/

    [2]  https://www.planetoscope.com/dechets/758-consommation-de-bouteilles-de-boisson-en-plastique-aux-etats-unis.html

    [3]  https://www.kaizen-magazine.com/depoussierer-la-consigne-avec-jean-bouteille/

     

     

  • Tracteur à poules – Labourer en symbiose avec la nature

    Issu des techniques de la “permaculture”, le tracteur à poules est un exemple parfait d’osmose entre la nature et les hommes.

    En effet, le principe du tracteur à poules est tout simplement de créer un enclos mobile de quelques mètres carrés. Une fois l’enclos posé sur la parcelle à labourer, il ne reste qu’à y mettre les poules. Elles vont naturellement traiter le terrain !

    Mais comment font-elles ? En faisant ce qu’elles font toujours : gratter le sol… Les poules vous le savez sont toujours à la recherche du moindre petit morceau de grain ou de vermisseau… Ainsi, tout en s’adonnant à leur activité favorite, elles vont non seulement retourner la terre, mais aussi la désherber, la fertiliser avec le guano et la débarasser de ses nuisibles, qu’elles goberont joyeusement. En un mot, elles vont préparer le terrain pour qu’il puisse accueillir semis et plantations dans les meilleures conditions. Quand on estime qu’elles ont assez oeuvré et que la terre est prête, il suffit de déplacer le poulailler sur une autre parcelle !

    Et voilà comment sans travailler ni utiliser de pesticides ou de machines polluantes, tu obtiens de beaux oeufs bios extra-frais et une prairie entretenue. Quant aux poules… elles en redemandent !

    Alors, on généralise le tracteur à poules ?

    On a beau se creuser la tête, on ne voit pas trop les désavantages… Certes, ce système requiert de disposer d’un minimum de terrain. Dans un jardin urbain de 20 mètres carrés sur cour intérieur avec de nombreux voisins, c’est moins simple ! Et toi, connais-tu d’autres systèmes comme celui-ci ? L’as-tu déjà expérimenté ?

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    D’ailleurs, il paraît que cela fonctionne aussi avec les lapins !

    Sources :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Tracteur_%C3%A0_poules

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Permaculture

  • La voiture électrique a plein d’avantages mais pas celui d’être écolo !

    La voiture électrique, réputée pour être un produit qui milite pour l’écologie, présente en fait de multiples travers. Sans s’attarder sur les plus connus – tels que le fait que les batteries ne soient pas recyclables, qu’elles soient faites de lithium, ou encore que leur autonomie [1] soit toujours très limitée – nous aborderons leur source d’énergie, leur rendement, et la production massive de CO2 qu’elles génèrent.

    Une voiture zéro CO2 ?

    Certes, la voiture électrique n’émet pas de gaz à effet de serre ; en 2012, il a été pourtant été observé qu’à l’échelle mondiale, 80% de l’énergie qu’elle utilise provenait de sources polluantes telles que le pétrole, le charbon, et le gaz naturel [2].

    En France heureusement, 78% de l’énergie électrique vient du nucléaire, donc pas de problème d’émission de gaz à effet de serre (cf. vidéo le nucléaire c’est trop bien ! ou le resumé en article ici).

    Et le rendement ?

    Ensuite, la voiture électrique a la réputation d’avoir un meilleur rendement. Cette réputation lui a été attribuée à tort ; comparons le rendement d’une voiture électrique et d’une voiture au gazole.

    Cette dernière a un rendement oscillant entre 15% et 25% alors que celui de la voiture électrique est de 80%.  Cependant il faut aussi prendre en compte le rendement de la production et du transport d’électricité utilisée comme “carburant”. Le rendement de la plupart des centrales électriques est de l’ordre des 33% [3] et le rendement du transport est d’environ de 90% (celui du transport de l’essence est négligeable) donc au final entre le combustible et l’électricité utilisée le rendement est de l’ordre de 25%.

    Tout ceci pourrait nous amener à penser que les deux types de voitures se valent. Mais c’est sans compter le désastre écologique que représente la fabrication des batteries d’une voiture électrique ! En effet, produire une seule batterie génère la même quantité de CO2 qu’une voiture diesel qui aurait roulé 50 000 Km [4].

    Alors, la voiture électrique, écolo ?

    Dans les conditions actuelles, les voitures électriques ne respectent pas les critères d’un produit dit “écologique”. Elles seront écolos quand leur source d’énergie sera à 100% propre et durable et que les moyens de stockage seront améliorés.

    En tant qu’alternative, les voitures hybrides sont envisageables, tout comme les voitures au bio éthanol, une énergie renouvelable, et qui selon l’ADEME [5], pollue presque 3 fois moins que les voitures diesel et a en plus le mérite d’être renouvelable.

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    Et pour finir comme d’habitude un super dessin de Spihc :

    Les sources :

    [1]  http://www.automobile-propre.com/dossiers/voitures-electriques/autonomie-voiture-electrique/

    [2]  http://www.connaissancedesenergies.org/fiche-pedagogique/chiffres-cles-production-d-energie

    [3]   http://www.ddmagazine.com/201105202213/actualites-du-developpement-durable/Plus-de-60-de-rendement-pour-une-centrale-electrique.html

    [4]  http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/06/26/publicite-la-voiture-electrique-n-est-pas-ecologique_4445251_3244.html

    [5]  http://www.actualites-news-environnement.com/23349-ADEME-rend-bilan-positif-bioethanol.html

    Pour aller plus loin :

    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/automobile/20131204trib000799310/le-vehicule-electrique-pas-si-ecologique-que-ca-.html

    http://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/automobile-sont-defauts-voiture-electrique-1039/

  • Le bio c’est nul ! Le local c’est mieux !

    Nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir prendre nos responsabilités en ce qui concerne notre santé. Et en prenant ce chemin pour une santé meilleure, nous nous trouvons forcément confrontés à la question de l’alimentation. Et comme la nutrition n’était pas un sujet déjà assez compliqué, un nouveau problème se pose : BIO ou pas BIO ?

    Vous vous dites que dans la plupart des cas, BIO rime avec qualité, sain, éthique. Eh bien ce n’est pas forcément le cas. En effet, il y a quelques amalgames ; BIO ne veut pas dire écologique et ne veut pas dire non plus meilleur pour la santé. D’autant plus qu’il requiert énormément de place.

    Les amalgames autour du bio

    Bien qu’elle ne recoure pas à l’utilisation en masse de produits chimiques, la production d’aliments bio peut impliquer un lourd bilan écologique pour l’environnement. Par exemple, les ananas BIO cultivés au Cameroun pour être vendus en France parcourent 4 500 km en avion. Un avion qui vole au kérosène bien sûr. C’est pour cela qu’il ne faut pas confondre BIO et écologique.

    De plus, petit aparté, la majorité des fermes d’agriculture biologique sont implantées dans des pays en voie de développement. Et d’après l’organisation internationale du travail [1], ces fermes sont souvent des fermes familiales. Ce qui implique que toute la famille participe au travail dans les champs, y compris les jeunes enfants. Donc oui, quand nous achetons un produit ayant le label “Agriculture Biologique”, nous avons de grandes chances qu’il ait été récolté par un enfant.

    Le bio, bon pour la santé ?

    Dans un second temps il faut savoir que BIO ne veut pas forcément dire meilleur pour la santé. Selon une étude comparative menée par 60 millions de consommateurs [2], certains saumons bio seraient plus nocifs pour la santé que des saumons conventionnels.

    En effet, en élevage conventionnel, l’alimentation des poissons est principalement composée de protéines issues de farines végétales. Alors qu’en élevage bio, elle est composée à 70% de protéines et de lipides animales. 

    Ce régime en élevages bios est composé de farines issues d’animaux qui n’ont pas eu une alimentation bio et saine. Il se peut donc que des contaminants se retrouvent dans leur alimentation puis dans leur organisme.

    Ça prend de la place !     

    Je mentionnerai aussi la place que requiert le bio. En comparant le rendement au km² des différentes agricultures, on se rend compte que celui d’une ferme biologique est largement en-deçà de celles qui utilisent pesticides et OGM ou pratiquent les cultures dites “hors sol”, qui permettent un grand gain de place.

    Finalement, ces fermes, comme dit précédemment, sont implantées dans des pays en voie de développement, où le coût de la main d’œuvre est faible. Ces pays sont souvent frappés par de grosses famines, et c’est là qu’un paradoxe se crée : certains pays se trouvent ainsi couverts d’immenses étendues d’aliments bios qui sont ensuite envoyés sur nos étals, tandis que les populations les plus proches de ces champs meurent de faim.

    Conclusion

    Au final, il est important de faire le distinguo entre le « bio industriel » et mondialisé du bio qui résulte d’une prise de conscience, d’un respect du produit et de l’environnement. Il ne faut pas simplement se concentrer sur le label « Agriculture Biologique » mais surtout sur les conditions de travail, le lieu de production…

    À ceci s’ajoute ajouter le souci d’une alimentation responsable et une vie saine : pour consommer de manière responsable ne vaut-il pas mieux se tourner d’abord vers des produits de saison et issus d’une agriculture locale plutôt que vers des produits bios ?

    Pour plus de détails ou si vous n’êtes pas d’accord, retrouvez-moi sur YouTube, sur Facebook ou Twitter pour venir en discuter.

    Pour finir, un dessin de Spihc illustrant cet article (clique sur la photo pour aller sur son Facebook) :

    Caricature du Bio par Spihc

    [1]  http://www.ilo.org/ipec/areas/Agriculture/WCMS_172261/lang–en/index.htm

    [2] http://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/34935/saumon-bio-il-plus-toxique-conventionnel et http://www.60millions-mag.com/2016/11/24/saumon-le-bio-n-est-pas-irreprochable-10800

    Pour aller plus loin :

    https://www.contrepoints.org/2015/09/24/222943-20-raisons-de-ne-pas-consommer-bio-1ere-partie

    http://www.nytimes.com/2008/02/29/opinion/29iht-edpaarlberg.1.10576543.html