Category: Contr-Addiction

  • Se faire livrer malgré le confinement

    Depuis quelques semaines je me demande s’il est vraiment sage de se faire livrer en plein confinement, plutôt que d’aller acheter soi-même ce dont nous avons besoin. En effet un ami préfère se faire livrer à manger et respecter le confinement alors que moi je préfère aller faire mes courses avec une attestation. Mon but : éviter au livreur de ne pas respecter le confinement car on a notamment pu lire le type de témoignage comme le Tweet ci dessous.

    Mais alors qui a raison ? C’est ce que nous allons voir dans cet article, sinon tu peux aussi voir directement la vidéo ci dessous.

    Les nombreux avantages de la livraison à domicile en confinement

    Tout d’abord grâce à la livraison, nous appliquons la règle de base qui est “je ne sors pas de chez moi”, mais d’autres sortent à notre place. De prime abord les effets positifs du confinement sur l’un sont annulés par les effets négatifs liés à l’obligation du livreur de sortir. En effet pour chaque personne qui choisit une livraison au lieu de sortir, le livreur sera d’autant plus exposé à une contamination. Cependant si l’entreprise du livreur est responsable, le livreur a des gants, du gel hydroalcoolique et un masque. Finalement ça semble être un bon point en faveur de la livraison à domicile.

    Ensuite quand nous allons faire nos courses IRL, nous avons tendance à chercher, réfléchir, voire toucher plus de produits que nécessaires. Alors qu’en livraison, la réflexion est faite en toute sécurité, tranquillement confiné chez soi sur le site internet. Du coup si je suis porteur je ne contaminerai personne. De plus celui qui va toucher à notre place connaît surement parfaitement les rayons et il aura des gants qui limitent son risque ! Contrairement à nous qui n’avons ni gant, ni masque, ni de COVIDIUM 30 CH… Donc encore un point positif.

    Enfin ça permet d’éviter les files d’attente dans les magasins. En effet, s’il y a trop de monde, nous allons surcharger et stresser les employés qui vont devoir accélérer la cadence. Or quand nous sommes sous pression les premières choses qui sont négligées sont les règles d’hygiène et de sécurité. Alors qu’en livraison, si l’entreprise a bien fait les choses, les employés ont le temps de respecter les gestes barrières.

    L’hypothèse d’entreprise responsable et responsabilisé

    Mais tu l’auras compris, l’hypothèse de base est que l’entreprise doit être pleinement responsabilisé. Donc, si je devais me risquer à choisir un service de livraison de courses à domicile, dans un 1er temps, j’éviterais tous les systèmes uberisés, étant donné que les sociétés sont déresponsabilisées.

    Par exemple Deliveroo donne un forfait de 25€ à ces livreurs pour qu’ils puissent s’acheter des protections, mais les moyens de protections (masques, gants ou gel hydroalcoolique) sont en rupture de stock. Mais la plus grosse des contradictions est qu’ils ne peuvent pas s’arrêter non plus de travailler, puisqu’ils n’ont pas accès au chômage partiel par leur situation. En Afrique le problème s’appelle le POCHVIDE – 20. En gros, ne pas avoir de revenu à cause du confinement serait plus mortel que la maladie elle-même ! Notamment car ils n’auraient même plus les moyens s’acheter à manger. Donc il vaut mieux aller travailler, c’est “moins mortel”.

    Cependant j’aime à croire qu’en France, nous n’est sommes pas là. Pour l’instant il semble y avoir toujours assez de travail pour que les livreurs puissent “survivre” et seulement avoir besoin de mettre d’Uber dans les épinards !

    Le défaut majeur de la livraison de course à domicile

    Quand on commande sur le internet, il est fréquent de ne pas avoir l’ensemble des produits à la réception de la commande ! Du coup, il peut te manquer l’indispensable (comme le PQ #histoirevraie). Il te faudra donc ressortir si la situation est trop critique (sauf pour les riches bourgeois qui ont un bidet bien sûr !). Ce sont malheureusement des points en moins en faveur de la livraison.

    La livraison, oui, mais pas à n’importe quel prix

    Avec mon niveau de connaissance actuel, je pense que le meilleur moyen de savoir quelle est la meilleure chaîne de livraison c’est celle :

    • avec le circuit d’approvisionnement le plus court (éviter les multiples contacts)
    • dont tu les certains de recevoir l’intégralité de la commande (pour ne pas avoir à ressortir)
    • Dans une société avec une logique de profit inférieur aux bien-être des employés (#bisounours)

    Donc il conviendrait de se rapprocher des paniers bio et compagnie, qui semblent avoir une étiquette “éthique” plus prononcée qu’un Uber qui livre du carrefour.

    Et moi dans tout ça ?

    Moi ? Personnellement je continuerai, à aller faire mes courses car je ne fais pas partie de la catégorie à risques, j’ai du gel hydroalcoolique et une supérette en bas de chez moi. Je préfère laisser les livreurs disponibles pour les gens qui en ont vraiment besoin.
    Et toi qu’est-ce que tu en penses ?

    Si tu as besoin d’éclaircissement, si tu n’es pas d’accord retrouve-moi sur YouTube, sur Facebook ou Twitter pour venir en discuter. A bientôt !

    Sources :

    https://www.latribune.fr/technos-medias/deliveroo-frichti-ubereats-les-livreurs-sont-ils-suffisamment-proteges-face-au-coronavirus-842390.html

    https://lentreprise.lexpress.fr/actualites/1/actualites/la-commande-de-courses-via-deliveroo-ou-uber-eats-profite-du-confinement_2122552.html

    https://www.courrierinternational.com/article/le-mot-du-jour-en-afrique-le-pochvid-20-pourrait-tuer-plus-vite-que-le-covid-19

    Photo by Robert Anasch on Unsplash

  • L’écologie aussi est polluante, et alors ?

    Aujourd’hui nous allons analyser un paradoxe, celui de la publicité écologique. En effet une vidéo YouTube, un prospectus, un livre ou un objet publicitaire, ils ont tous un point commun, une empreinte carbone et certains même génère des déchets. Mais alors comment faire le tri ?

    Comment réduire son bilan carbone ?

    Tout d’abord il faut bien différencier deux manières de voir l’écologie. Une qui est dans le minimalisme, le but étant de consommer le moins possible pour polluer le moins possible. L’autre est d’accepter de polluer d’un côté et de venir compenser cette pollution par des actions réduisant la pollution de quelqu’un d’autre. Pour qu’au final La pollution que j’ai généré moins la pollution que l’autre n’a pas généré soit égale à zéro. On parlera donc de bilan carbone neutre.

    Cette méthode aussi appelé le “Green Washing” permet aux entreprises très polluantes d’éviter de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre en investissant dans des projets comme la plantation d’arbres. Qu’en est il de la sensibilisation écologique ?

    Cas de la clef USB “écoresponsable”

    Tout d’abord prenons le très mauvais exemple de la clé USB “écologique” en bois, en liège, etc. On nous la vend comme un produit écoresponsable. Sous prétexte qu’elle est en bambou ou en bois alors qu’elle est bourrée de composant électronique sont loin d’être éco-responsable sans compter que ces produits sont fabriqués en Asie et qu’ils finiront probablement dans un tiroir sans jamais être utilisés.

    Mais quelle aurait été la bonne solution ?

    Le plus simple aurait été d’acheter une clef USB classique (voire avec le minimum de composants), d’évaluer son impact carbone et de proposer à l’acheteur de payer plus cher pour qu’un don soit fait à une association ou une entreprise comme eco-act.com qui viendra compenser l’impact carbone générée par la clef.

    Cas de l’écolo book de Professeur feuillage

    Ici c’est un cas un peu plus complexe, nous avons un livre donnant des conseils pour réduire son impact sur l’environnement et celui ci est édité sur papier blanchi, non recyclé (EDIT 07/04/2019, maintenant si) et de surcroît vendu sur Amazon.

    Soyons factuel, la production d’un livre génère à peu près 7.5 kg de CO2. En appliquant la méthode de compensation, en achetant ce livre, il faudra faire du covoiturage ou prendre le bus pour un trajet de 70 km au lieu de le faire seul et le bilan carbone sera neutre !

    Nota : Idéalement après en avoir fini avec le livre, le revendre ou le donner sera le meilleur moyen de limiter l’impact carbone. Mais finalement ça aurait été encore mieux si le livre avait été fait dans des conditions plus écologiques ?

    Polluer plus pour polluer moins

    Un paramètre souvent négligé en écologie est le prix. En effet, faire un produit respectueux de l’environnement coûte plus cher, voire beaucoup plus cher qu’un produit classique. Dans le cas de l’écolobook, faire un livre plus respectueux de l’environnement aurait limité le nombre de vente et donc son impact aurait été amoindri.

    Cependant c’est en ce basant sur une hypothèse très forte : Nombre de livre vendu * 7.5 kg de CO2 – Nombre d’actions écoresponsables donne un résultat négatif.

    Finalement on pourrait reprocher aux auteurs de ne pas avoir mis en place un système pour vérifier qu’ils n’ont pas fait pire que mieux en vendant leur livre.

    La responsabilité de chacun

    Il ne faut pas oublier que nous sommes aussi les consommateurs de ce type de contenu et qu’il est vital de se demander “Quand j’achète ce produit écologique vais je réduire mon impact environnemental ?”

    La démarche “zero waste” généralise même cet adage à tous les produits du quotidiens en se demandant s’ ils ont vraiment besoin d’acheter ce produit. Mais chaque chose en son temps. Dans un prochain article nous parlerons de la différence d’impact entre le numérique et le physique.

    Voilà, si tu as besoin d’éclaircissement, si tu n’es pas d’accord retrouve-moi sur YouTube, sur Facebook ou Twitter pour venir en discuter. A bientôt !

  • 4OCEAN CLEAN UP une démarche pas si ECOLO que ça…

    Grand perdant de l’été l’océan sera encore plus pollué qui ne l’était. Cependant une très bonne initiative 4OCEAN CLEAN UP a réussi à créer du business en ramassant les déchets dans l’océan. Mais évidemment ils sont passés du côté obscur de la force et ont fait quelque chose de presque impardonnable ! Tu peux découvrir la vidéo, ou lire l’article si les vidéos c’est pas ton truc ! 

    Dans cet article nous allons parler de déchets, et plus précieusement de 4OCEAN CLEAN UP. Attention ! A ne pas confondre avec le projet qui s’appelle juste “THE OCEAN CLEAN UP” qui est un système de “boudin” en cours de développement pour aller ramasser le plastique dans les océans. Mais si ce sujet t’intéresse tu peux aller voir la très bonne vidéo “bullshit ou pas” du vidéaste ”Monsieur bidouille” qui en parle très bien.

    4OCEAN CLEAN UP C’EST QUOI ?

    Donc je te passe le story telling à 2 balles, en gros tu achètes un bracelet à 20$ (plus 6$ de frais de port puisque ils sont fabriqués à Bali) et tu participes à financer des campagnes de ramassage de déchets par des nanas canons et des mecs musclés (voir photo ci dessous).

    Mais pas que ! Car ils ont réussi à employer d’anciens “pêcheurs” pour ramasser les déchets, activités étant devenus plus rentables pour eux grâce à 4OCEAN. Donc on laisse les poissons tranquilles et en plus on ramasse des déchets. Donc jusque la tu te dis que “c’est trop bien !”. Mais tu commences à connaître la chanson, tout n’est pas aussi simple que ça. Mais alors le problème vient il du bracelet ?

    Le bracelet 4OCEAN CLEAN UP vraiment ÉCOLOGIQUE ?

    Donc si on analyse rapidement le bracelet au cœur du “business model” de 4OCEAN on obtient :

    Avantages inconvénients
    • 100% en matière recyclée
    • il est tellement petit que le transport par avion est clairement négligeable, même depuis Bali
    • 1 bracelet = presque 500g de déchets ramassés
    • Forte sensibilisation des acheteurs
    • 6$ frais de port, soit plus de 30% du prix initial
    • n’est pas directement fait à base de déchets ramassés
    • les papiers dans le colis auraient pu être évités (voir photo ci dessous)

    Donc dans la balance, à part le prix, tout porte à montrer que le concept est cohérent ! En effet aujourd’hui ils ont ramassé plus de 500 tonnes de déchets avec ce concept ! On peut donc dire que le concept de base est quasiment parfait ! Donc le bilan “écologique” est positif voir la vidéo : “l’écologie est polluante”

    Mais alors qu’ont-ils fait de critiquable ?

    LES AUTRES PRODUITS 4OCEAN CLEAN UP

    Malheureusement, ils ont eu la folie des grandeurs en voulant se diversifier ! En effet ils ont d’abord mis à la vente une bouteille réutilisable labellisée 4ocean, ici encore, ça reste une bonne idée. Au lieu d’avoir un bracelet qui va finir dans un tiroir assez rapidement, la bouteille réutilisable profite à la sensibilisation autour des bouteilles plastiques (meilleure alternative que les bouteilles faites en algues, voir article ici). Mais ça ne leur suffisait pas, ils ont donc sorti “le pack ultime” pour toi même aller chercher les déchets !

    Il n’est en aucun cas fait mention du fait que le t-shirt, les gants ni même la casquette viennent de sources “équitables”, bio, recyclés, ou quoique ce soit qui montrerait une once de conscience éthique autour de ce fameux pack.

    Mais “une organisation aussi responsable que celle ci ne pourrait pas faire un telle erreur”, me diras tu. Surtout quand on sait les problématiques humaines et environnementales que génèrent la production de vêtements !

    A savoir : la fabrication d’un shirt pollue l’équivalent de 5000 litres d’eau. En y rajoutant les gants et la casquette on peut prendre l’hypothèse qu’au global le pack a généré 10 000 litres d’eau pollués. Soit la consommation moyenne d’eau d’un français pendant 3 mois.

     

    VRAIMENT PAS ETHIQUE LE PACK ?

    Concernant le bracelet et le sac pour récupérer les déchets il est clairement précisé qu’ils sont fabriqués à base de “produits recyclés” (en rouge dans les captures d’écrans ci-dessous) :

    Au vue de la quantité d’argent générée par l’organisation, plus leur notoriété (presque 1 millions de likes sur leur page facebook). Il n’est pas concevable que ça soit un simple “oubli” ou un problème de “place” dans la description. Si tu veux leur laisser le bénéfice du doute, libre à toi, mais ça ne leur aurait pas coûté grand chose de faire un partenariat avec une marque “commerce équitable”, bio, “éco-responsable” ou n’importe quoi qui montrerait qu’ils ont conscience du problème !

    C’EST DOMMAGE MAIS…

    Encore une fois, ce type de démarche montre la complète décorrélation des problématiques. Dès que ces organisations (de même pour les sociétés éthiques) atteignent une taille “critique” (avec des obligations de croissance par exemple), elles se retrouvent à avoir des démarches complètement contradictoires. Comme nous avions pu le voir avec Ecosia, qui donne une plus grande valeur aux arbres qu’aux “réchauffement climatique” voir article ici.

    Voilà si tu as besoin d’éclaircissement, si tu n’es pas d’accord ou si tu connais d’autres cas similaires n’hésite pas à me les partager ! Tu peux me retrouvez-moi sur YouTube, sur Facebook ou Twitter pour venir en discuter.

    [MAJ 07/11/2018]

    Ce pack n’est plus en vente sur le site ! Mais l’analyse reste applicable à TOUTES les sociétés et organisations “éthiques” qui vendent des t-shirts sans se poser de question.

    Sources :

    https://www.fairact.org/informer/cycle-vie-tshirt/
    https://fr.viadeo.com/fr/groups/detaildiscussion/?containerId=0021lbgyn84fhh9s&forumId=0021b2yo06ngiz4c&action=messageDetail&messageId=002owaldcpra1if
    Pour en savoir plus sur 4OCEAN le fameux pack : https://4ocean.com/our-products

    A bientôt !

     

  • Ecosia n’est pas indépendant !

    Tout d’abord Ecosia c’est quoi ? “c’est un moteur de recherche solidaire allemand. Il reverse 80 % de ses bénéfices selon un programme de reforestation présent partout dans le monde. Ecosia plante des arbres au Burkina Faso, au Pérou et à Madagascar.”[1]

    Et si tu t’es un peu renseigné, tu as déjà dû tomber sur ce tableau : 

    Qu’en est il vraiment ?

    1- L’indépendance d’Ecosia :

    Donc 1ère chose, Ecosia fait régulièrement appel à Bing et Yahoo pour générer les résultats de recherche et afin d’avoir des revenus publicitaires :

    “Ecosia propose un service gratuit de recherche. Les résultats affichés par le moteur de recherche sont générés par Bing, améliorés par des algorithmes particuliers développés par Ecosia et via des encarts publicitaires par Yahoo, il affiche des liens publicitaires qui génèrent des revenus à chaque clic” [1]

    Les résultats de recherche d’Ecosia et les publicités liées aux recherches qui s’affichent à côté des résultats sont fournis par Microsoft Bing.“[2]

    Il est donc très étrange que ce tableau nous dise que Ecosia soit différent de Bing et Yahoo.

    2- Recherche neutre en Co2

    C’est en effet vrai pour Ecosia seulement depuis la fin de l’année 2017 (voir vidéo ici) mais c’est le cas pour tous les autres depuis bien plus longtemps qu’Ecosia :

    • Bing depuis 2012 [4]
    • Google depuis 2009 [5]

    Les informations données par Ecosia sont complètement contradictoires par rapport au tableau ci dessus. Ils n’ont strictement aucun intérêt à dire que Bing est polluant puisque cela voudrait dire qu’il sont eux même polluants…

    3- Respect de la vie privée

    Par défaut Ecosia collecte vos données personnelles, exactement comme tous les autres. C’est à vous de faire la démarche de désactiver cette option. Cependant en laissant activé ce paramètre vous pourrez donner plus de pouvoir à Ecosia.

    Conclusion

    Faites donc bien attention car Ecosia n’est pas du tout indépendant et surtout ces partenaires sont des concurrents de Google. Certes les intentions d’Ecosia sont louables et généreuses. Mais est ce que cela justifie que la communauté crée de fausses informations afin de promouvoir Ecosia ? A vous de voir.

    Pour plus de détails ou si tu n’es pas d’accord, retrouve-moi sur YouTube, sur Facebook ou Twitter pour venir en discuter.

    Source

    [1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Ecosia

    [2] https://ecosia.zendesk.com/hc/fr/articles/206153381-D-o%C3%B9-proviennent-les-r%C3%A9sultats-de-recherche-d-Ecosia-

    [3] https://blog.ecosia.org

    [4] https://ecosia.zendesk.com/hc/fr/articles/204798431-Bing-est-il-neutre-en-CO2-

    [5] https://environment.google/approach/

  • Ecosia plus écologique que Google ?

    Pour les non initiés, Ecosia est un moteur de recherche [1] qui plante des arbres à chaque fois que tu fais une recherche. En théorie ça semble être une super idée mais on va voir que la démarche est très contradictoire…

    Mais où sont plantés les arbres ?

    Malheureusement ECOSIA plante des arbres là où il y a pas de problèmes de pollution. En effet prenons une carte de franceinfo (carte ci dessous) montrant les zones les plus pollués en termes de CO2. On peut aisément constater que les pays les plus pollués sont la Chine, l’Arabie Saoudite, etc. Cependant ECOSIA plante des arbres au Burkina Faso, Madagascar, Indonésie, en Tanzanie et même au Pérou [2] qui semblent être tous des pays très peu victimes des industries polluantes en CO2.

    https://francetvinfo.carto.com/builder/dfebf1d8-41b4-11e5-aa2d-0e49835281d6/embed?state=%7B%22map%22%3A%7B%22ne%22%3A%5B-48.203196536661224%2C-149.83594179153445%5D%2C%22sw%22%3A%5B70.32959006608213%2C172.1953082084656%5D%2C%22center%22%3A%5B22.05441987503482%2C11.179683208465576%5D%2C%22zoom%22%3A3%7D%7D

    Mais alors pourquoi ne pas réduire la pollution de pays pollueurs ? Le CO2 est une problématique mondiale et pas une problématique locale ? Quand bien même car Ecosia est lui aussi un pollueur !

    Ecosia plus pollueur que Google ?

    ECOSIA est un moteur de rechercher et donc CHAQUE RECHERCHE génère du CO2, Et oui une recherche sur internet ça pollue ! A une époque on disait même qu’une recherche sur google était équivalent à l’énergie nécessaire pour chauffer une tasse de café. Donc comparons l’impact écologique de Google et Ecosia grâce au site “rankabrand” [3]:

    On peut voir que Google a la note de “C”. Un résultat peu étonnant puisque dans leur rapport annuel [4] on peut constater qu’ils ont réduit de 50% les dépenses énergétiques de leur data center et qu’ils sont alimentés à 100% par des énergies renouvelables (voire plus de 100% [5]).

    Ecosia, quant à eux, utilise Bing pour afficher les résultats de recherche et Yahoo pour les publicités [1] ils ont respectivement la note de “D” et “F”. Un résultat normal étant donné que “Yahoo” et “Bing” restent assez flous autour de ces problématiques.

    [EDIT – 19/02/2019] GreenPeace a fait une étude similaire donnant des résultats sensiblement similaires, dans le cadre de leur campagne “ClickGreen” (source : http://www.clickclean.org/france/fr/). Plus de détails en vidéo ici : “Comment réduire son impact sur internet ?

    Donc une recherche avec Ecosia semble plus polluante qu’une recherche Google !!!

    Mais comme tu le sais, pour moins polluer, on peut COMPENSER (voir vidéo : L’ECOLOGIE est elle POLLUANTE ?). Mais la compensation est sensée être le dernier recours ! Pas la solution pour continuer à polluer.

    Illustration de Spihc

    Donc Ecosia compense mais comment ?

    Ecosia compense mais…

    Le reste à compenser de Ecosia est de l’ordre de 0.7g de CO2 par recherche [6] ils vont le compenser en investissant dans des projets de développement durable grâce à www.MyClimate.fr. Ce site ira, par exemple, financer des projets de déploiement de fours solaires à Madagascar.

    Et c’est la que ça coince ! Ecosia joue sur “la corde sensible”, les fours de Madagascar ne sont pas connus pour être polluants ! Donc au lieu d’aller trouver des solutions pour dépolluer des zones qui n’ont aucun problème de pollution, il faudrait peut être essayer d’arrêter de polluer à la source non ?

    Par exemple, plutôt que de jouer les moralisateurs, ils pourraient se servir de l’argent pour faire des investissements dans de vrais projets de réduction de pollution.

    Mais est ce que ça sert de planter des arbres ?

    Enfin, l’argument majeur “est le fait qu’ils plantent des arbres”. Cependant un arbre ça ne fait pas disparaître le CO2, ça le stock ! De plus une récente étude de l’institut de recherche de Potsdam en Allemagne [7] nous le dit clairement, la solution n’est pas de planter des arbres, c’est de MOINS polluer.

    Voilà si tu as besoin d’éclaircissements, si tu n’es pas d’accord ou si tu connais des moteurs de recherche vraiment responsables retrouve-moi sur YouTube, sur Facebook ou Twitter pour venir en discuter.

    Sources :

    [1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Ecosia#Fonctionnement

    [2] https://ecosia.zendesk.com/hc/fr/articles/201657951-O%C3%B9-se-situent-exactement-les-arbres-qui-sont-plant%C3%A9s-

    [3] https://rankabrand.org/online

    [4] https://environment.google/projects/environmental-report-2017/

    [5] https://www.lesnumeriques.com/vie-du-net/google-achete-plus-energie-renouvelable-qu-en-consomme-n73123.html

    [6] https://blog.ecosia.org

    [7] https://www.pik-potsdam.de/news/press-releases/climate-stabilization-planting-trees-cannot-replace-cutting-co2-emissions

    Pour aller plus loin :

  • Les vaccins c’est trop bien ! La piqûre de rappel !

    Les vaccins font polémiques depuis que le gouvernement français en a rendu 11 obligatoires. Or nous avons oublié pourquoi les vaccins sont si importants. Nous allons voir ça plus en détails dans cet article.

    Un ratio bénéfice / risque énorme !

    Évidemment comme pour tout « médicament » il y a un ratio « effet indésirable » contre « effet positif ». Le but étant bien sûr d’avoir plus d’effets positifs que d’effets négatifs. Dans le cas des vaccins ce ratio est énorme ! Car la probabilité d’effets indésirables est très faible.

    Les vaccins éradiquent les maladies

    Les vaccins sont là pour enrailler la propagation de certaines maladies jusqu`à leur éradication. Le cas de la rougeole est à cet égard très parlant : « jusqu’au début des années 50, la chute du nombre de décès est surtout due à la chute de la létalité. Après 1963, le vaccin prend le relais en faisant chuter l’incidence de la rougeole » [1].

    Se vacciner c’est aussi protéger ceux qui ne peuvent pas être vaccinés. Par exemple en Europe de l’Est, les jeunes se vaccinent contre la grippe pour protéger les personnes plus fragiles, comme les personnes âgées, les nourrissons ou les personnes immunodéficientes. Finalement nous ne nous vaccinons pas seulement pour nous-mêmes mais aussi pour protéger les autres [2].

    Les labos gagnent de l’argent mais…

    Un dernier argument souvent avancé contre les vaccins est que les lobbies pharmaceutiques font fortune avec les ventes de vaccins. C’est vrai, ça va même jusqu’à 60% de marge sur certains vaccins et les grands groupes réalisent environ 15% de leur CA sur la base des vaccins [3].

    Et alors ?!? Si plus personne ne se vaccine, il y aura plein de malades et par conséquent énormément de médicaments à vendre ! De plus, la plupart de ces maladies peuvent mener à une hospitalisation, sans compter les risques de mortalité ou d’handicap définitif.

    Qui plus est, les labos ont d’autres produits, les antivax sont souvent plus tournés vers les médecines alternatives comme l’homéopathie.

    Dans TOUS les cas les lobbies pharmeceutiques gagneront de l’argent et s’enrichiront d’une manière ou d’une autre. Donc sortons une bonne fois pour toute cet argument du débat.

    Et après ?

    Donc la vraie difficulté est la limitation du risque lié à la vaccination. C’est sur ce point que les industriels doivent s’améliorer, car dans tous les cas il est statistiquement moins dangereux de se vacciner que de ne pas le faire.

    Pour plus de détails ou si tu n’es pas d’accord, retrouve-moi sur YouTube, sur Facebook ou Twitter pour venir en discuter.

    Tu peux aussi aller voir l’interview d’Anne, pédiatre en région PACA, qui a accepté de répondre à vos questions sur le sujet :

     

    Les sources :

    [1] https://theierecosmique.com/2015/09/28/trad-les-courbes-qui-revelent-tout-sur-lefficacite-des-vaccins/

    [2] https://www.sciencesetavenir.fr/sante/vaccin-se-proteger-soi-meme-c-est-aussi-proteger-les-autres_17778

    [3] http://www.libreactu.fr/les-vaccins-ne-rapportent-rien-aux-labos-vraiment/

     

  • La contrefaçon – C’est trop bien !

    La contrefaçon médicamenteuse tue près de 700 000 personnes par an dans le monde. L’industrie du luxe quant à elle parle de plusieurs milliards de dollars perdus à cause d’elle. Mais nous allons voir qu’en matière de contrefaçon, TOUT dépend du point de vue [1] !

    LA CHINE EN A FAIT UNE FORCE

    La Chine par exemple a fait de la contrefaçon son « leitmotiv ». En Occident nous voyons cette pratique comme du vol, alors qu’en Chine on parle plutôt de « partage ». En effet la culture chinoise est basée sur « refaire mieux » plutôt que « faire bof ».

    Depuis l’enfance, l’ensemble des Chinois apprennent à reproduire à la perfection l’ensemble des symboles illustrant des mots appelés Gandji. C’est un processus minutieux où chaque mouvement est précis et connu. En Occident, il y a des règles pour écrire mais nous devons tous apprendre de nous-même comment écrire. Finalement cela donne plus de diversité mais avec des résultats plus que variables [2].

    Dans l’industrie la problématique est la même. Une entreprise occidentale doit sans cesse investir dans la recherche et développement. La plupart du temps le but n’est pas d’être innovant, mais seulement de trouver des solutions pour faire aussi bien que la concurrence. En effet elle n’a pas le droit de réutiliser quelque chose qui a déjà été inventé. Or en Chine, ce problème n’existe pas, les industries partagent leur connaissance et préfèrent investir dans l’amélioration de choses déjà existantes. Moins de perte de temps et plus d’avancées technologiques.

    En recherche fondamentale, les chercheurs l’ont bien compris, publier ses travaux pour les mettre à disposition de tous permet d’avancer mieux que la rétention d’information.

    C’EST DE LA PUB GRATUITE

    Beaucoup de marque se plaignent des pertes causées par la contrefaçon or la plupart des personnes consommant ce type de produit n’aura jamais les moyens d’acheter les originaux. De plus la contrefaçon participe à répandre l’image de la marque partout dans le monde [3].

    Commentaire laissé sur la vidéo YouTube :

    « Au contraire pour moi ce serait plutôt tout l’inverse. Certes on parle de la marque mais pas de la bonne façon et de la bonne manière. En effet si on retrouve cette marque sur tout le monde elle perd de son côté luxe et inaccessible. Par exemple prenons la marque Louis Vuitton avec leur célèbre logo sur fond marron. On le voit partout et sur tous les marchés. Personnellement je trouve que ces produits-là on perdu de leur charme et ce qui les faisaient “luxe”. Pour moi ce logo est trop connoté faux donc si un jour je souhaite m’acheter du LV jamais je ne prendrai ce motif-là. »

    Il est vrai que Lacoste aussi a perdu son image de marque mais c’est de leur responsabilité de ne pas avoir su rebondir pour proposer à leur client un vrai produit qui se différencie de la contrefaçon.

    Au lieu de perdre du temps et de l’argent à protéger les marques, nos sociétés devraient plutôt investir pour être toujours en avance.

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    Et pour finir comme d’habitude un super dessin de Spihc :

    Caricature de la Contrefaçon

    Les sources :

    [1] http://www.lepoint.fr/sante/contrefacon-de-medicaments-demeler-le-vrai-du-faux-18-02-2016-2019251_40.php

    [2] http://www.marketing-chine.com/analyse-marketing/la-contrefacon-en-chine

    [3] http://www.voxeurop.eu/fr/content/article/331001-les-bienfaits-de-la-contrefacon

     

  • Les avantages des écrans pour les enfants !

    Il y a régulièrement une polémique autour de l’impact des « écrans » sur les enfants. Mais si ils sont bien utilisés, ils peuvent être un vrai atout pour le développement de l’enfant. En effet on peut lire que les écrans peuvent provoquer des « troubles du sommeil, risques de surpoids, maladies cardiaques…. ». Or ce ne sont pas les écrans qui causent ces problèmes mais l’utilisation que l’on en fait [1].

    La règle du 3/6/9/12

    Afin de mieux appréhender cette problématique, l’Académie des sciences a publié une règle. Elle liste des conseils en fonction de l’âge et du type d’utilisation.

    • Pas d’écran avant 3 ans
    • Pas de console de jeu portable avant 6 ans
    • Pas d’internet avant 9 ans
    • Internet seul à partir de 12 ans (avec prudence).

    On retrouve aussi dans l’avis publié par l’Académie des sciences que « les tablettes tactiles peuvent contribuer, avec l’aide d’adultes, à l’éveil précoce au monde des écrans. C’est le format le plus proche de leur intelligence » [2].

    ATTENTION A l’INACTIVITE !

    L’inactivité physique est aussi un argument avancé par les « anti écran ». Cependant le problème serait exactement le même avec un enfant qui passerait son temps à lire Baudelaire plutôt qu’à sortir !

    De plus la façon de jouer avec les smartphones est en train de changer. L’apparition de « Pokemon GO » – jeu en réalité augmentée qui oblige le joueur à se déplacer pour trouver des créatures ou gagner de niveaux –  a motivé des millions de jeunes à sortir de chez eux, pour aller chasser virtuellement des pokemons. Le site rue89 avance même l’hypothèse que ce jeu a permis à certains de « sortir de la dépression » et de « soigner [leur]cardio ».[3]

    Des compétences sous évaluées

    Beaucoup de parents ont peur quand leurs enfants passent trop de temps à jouer « seuls » devant leur ordinateur. Mais la plupart du temps ils sont loin d’être seuls.

    En effet la plupart des « hard core gamer » ont des rôles très importants dans de grandes communautés. La plupart des échanges sont en anglais, ils doivent organiser des événements regroupant des dizaines de nationalités, ils gèrent un budget, le recrutement de leur équipe et bien d’autres choses encore. Finalement ils sont en train d’acquérir toutes les compétences pour devenir d’immense chef d’entreprise !

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    Et pour finir comme d’habitude un super dessin de Spihc :

    Sources :

    [1] https://www.rtbf.be/info/societe/detail_oui-les-ecrans-peuvent-etre-bons-pour-les-enfants-mais?id=7921138

    [2] http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/01/22/face-aux-ecrans-responsabiliser-les-enfants-plutot-qu-interdire_1820560_3224.html#GtT2YLbFuiDbM8KD.99

    [3] http://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/rue89-sur-les-reseaux/20160711.RUE3374/pokemon-go-fait-sortir-les-joueurs-de-leurs-pieux-et-de-la-depression.html

     

  • Ooho La bulle d’eau – vraie bonne idée ou coup marketing ?

    Fort d’un concept hyper innovant, Ooho [1] propose une solution à la réduction des déchets plastiques. Leur but est de créer un bille d’eau biodégradable en algues ne contenant qu’une gorgée.

    Dans certains cas Ooho est une vraie bonne idée !

    La solution d’Ooho vient clairement résoudre le problème de déchets liés à la bouteille en plastique. Dans des cas comme les marathons ou autres événements sportifs. Son intérêt est immédiat pour les événements d’extérieur et festivals où les participants ont besoin de se désaltérer. Elle pourrait servir aussi à certaines marques comme échantillon permettant aux consommateur de pouvoir goûter un produit sans générer de déchets.

    Mais ça ne remplacera pas le plastique dans toutes les situations

    Ooho se présente de plus en plus comme une solution durable pour remplacer les bouteilles d’eau en plastique. Or il y a plusieurs situations dans lesquelles il semble aujourd’hui difficile d’utiliser cette innovation.

    En rando : il sera toujours plus intéressant d’avoir une bouteille en plastique ou une gourde plutôt qu’une boîte pleine de billes d’eau.

    En supermarché : le risque est d’avoir recours à un contenant (potentiellement polluant) pour transporter toutes ses billes.

    Et il y a sûrement plein d’autres cas où ce n’est pas interéssant… mais ce n’est pas l’inconvénient majeur !

    Il faut bien les produire ces algues !

    La membrane d’Ooho est faite à partir d’algues et une bouteille en plastique pèse à peu près 35g. Or d’après le site planetoscope [2], aux Etats Unis 6 600 bouteilles en plastique sont utilisées à chaque seconde, ce qui représente 230 kg de plastique. En conséquence, si la quantité nécessaire d’algues est la même que celle de plastique, il faut produire 1 tonne d’algues par seconde ! Malheureusement, la production d’une telle quantité d’algues mènerait inévitablement à une industrie très lourde qui occuperait et polluerait des milliers de kilomètres carrés de mer et d’océan.

    Mais il y a d’autres solutions !

    En reculant dans le temps ou en franchissant les frontières, on trouve une solution éprouvée qui fonctionne : la bouteille consignée !

    En effet comme le préconise le site Kaizen magazine [3] avec le concept de “Jean Bouteille”, il vaut mieux encourage une économie circulaire où le contenant est réutilisé ! Soit il nous appartient, soit on le rend pour qu’il soit nettoyé, réutilisé voire même recyclé.

    De plus nos industries doivent évoluer pour proposer des solutions alternatives à la bouteille plastique. Le “vrac” a bien envahi les rayons de fruits secs et céréales. Peut-être verrons-nous apparaître des distributeurs d’eau et de soda au litre !

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    Et toi quelle est ta solution pour consommer moins de plastique ?

    Sources :

    [1]  http://www.oohowater.com/

    [2]  https://www.planetoscope.com/dechets/758-consommation-de-bouteilles-de-boisson-en-plastique-aux-etats-unis.html

    [3]  https://www.kaizen-magazine.com/depoussierer-la-consigne-avec-jean-bouteille/

     

     

  • La voiture électrique a plein d’avantages mais pas celui d’être écolo !

    La voiture électrique, réputée pour être un produit qui milite pour l’écologie, présente en fait de multiples travers. Sans s’attarder sur les plus connus – tels que le fait que les batteries ne soient pas recyclables, qu’elles soient faites de lithium, ou encore que leur autonomie [1] soit toujours très limitée – nous aborderons leur source d’énergie, leur rendement, et la production massive de CO2 qu’elles génèrent.

    Une voiture zéro CO2 ?

    Certes, la voiture électrique n’émet pas de gaz à effet de serre ; en 2012, il a été pourtant été observé qu’à l’échelle mondiale, 80% de l’énergie qu’elle utilise provenait de sources polluantes telles que le pétrole, le charbon, et le gaz naturel [2].

    En France heureusement, 78% de l’énergie électrique vient du nucléaire, donc pas de problème d’émission de gaz à effet de serre (cf. vidéo le nucléaire c’est trop bien ! ou le resumé en article ici).

    Et le rendement ?

    Ensuite, la voiture électrique a la réputation d’avoir un meilleur rendement. Cette réputation lui a été attribuée à tort ; comparons le rendement d’une voiture électrique et d’une voiture au gazole.

    Cette dernière a un rendement oscillant entre 15% et 25% alors que celui de la voiture électrique est de 80%.  Cependant il faut aussi prendre en compte le rendement de la production et du transport d’électricité utilisée comme “carburant”. Le rendement de la plupart des centrales électriques est de l’ordre des 33% [3] et le rendement du transport est d’environ de 90% (celui du transport de l’essence est négligeable) donc au final entre le combustible et l’électricité utilisée le rendement est de l’ordre de 25%.

    Tout ceci pourrait nous amener à penser que les deux types de voitures se valent. Mais c’est sans compter le désastre écologique que représente la fabrication des batteries d’une voiture électrique ! En effet, produire une seule batterie génère la même quantité de CO2 qu’une voiture diesel qui aurait roulé 50 000 Km [4].

    Alors, la voiture électrique, écolo ?

    Dans les conditions actuelles, les voitures électriques ne respectent pas les critères d’un produit dit “écologique”. Elles seront écolos quand leur source d’énergie sera à 100% propre et durable et que les moyens de stockage seront améliorés.

    En tant qu’alternative, les voitures hybrides sont envisageables, tout comme les voitures au bio éthanol, une énergie renouvelable, et qui selon l’ADEME [5], pollue presque 3 fois moins que les voitures diesel et a en plus le mérite d’être renouvelable.

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    Et pour finir comme d’habitude un super dessin de Spihc :

    Les sources :

    [1]  http://www.automobile-propre.com/dossiers/voitures-electriques/autonomie-voiture-electrique/

    [2]  http://www.connaissancedesenergies.org/fiche-pedagogique/chiffres-cles-production-d-energie

    [3]   http://www.ddmagazine.com/201105202213/actualites-du-developpement-durable/Plus-de-60-de-rendement-pour-une-centrale-electrique.html

    [4]  http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/06/26/publicite-la-voiture-electrique-n-est-pas-ecologique_4445251_3244.html

    [5]  http://www.actualites-news-environnement.com/23349-ADEME-rend-bilan-positif-bioethanol.html

    Pour aller plus loin :

    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/automobile/20131204trib000799310/le-vehicule-electrique-pas-si-ecologique-que-ca-.html

    http://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/automobile-sont-defauts-voiture-electrique-1039/